Jeudi 27 avril
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Le lendemain, j’attendis le début de l’après-midi avec angoisse. Blacky me surveillait du coin de l’œil depuis le matin sans rien dire, sans doute pour m’empêcher de fuir si j’avais essayé.
Je m’étais posée des questions puériles du genre comment m’habiller. C’était idiot parce que je devinais bien que je ne resterais pas habillée longtemps. Finalement j’optais pour une jupe courte et un blouson de cuir, sans rien du tout dessous. Tout sous-vêtement me paraissait inutile, et puis je voulais éviter de les aguicher, les exciter encore plus. Je me contentai de me maquiller un peu les yeux, comme j’en avais l’habitude.
Vers 14 heures, on frappa sèchement à la porte. Les coups résonnèrent très fort en moi. J’avais la peur au ventre. Blacky fit entrer trois noirs baraqués, l’air pas commode. Ils sont allés se vautrer dans le canapé pour me détailler sans dire un mot. Moi, j’étais debout, plaquée contre le mur, les yeux baissés. J’attendais mon sort, paralysée, silencieuse. Ils parlaient entre eux, sans m’adresser la parole, comme si je n’étais pas là. Blacky leur dit qu’il en attendait encore deux autres, et distribua des bières en attendant.
Je m’étais posée des questions puériles du genre comment m’habiller. C’était idiot parce que je devinais bien que je ne resterais pas habillée longtemps. Finalement j’optais pour une jupe courte et un blouson de cuir, sans rien du tout dessous. Tout sous-vêtement me paraissait inutile, et puis je voulais éviter de les aguicher, les exciter encore plus. Je me contentai de me maquiller un peu les yeux, comme j’en avais l’habitude.Vers 14 heures, on frappa sèchement à la porte. Les coups résonnèrent très fort en moi. J’avais la peur au ventre. Blacky fit entrer trois noirs baraqués, l’air pas commode. Ils sont allés se vautrer dans le canapé pour me détailler sans dire un mot. Moi, j’étais debout, plaquée contre le mur, les yeux baissés. J’attendais mon sort, paralysée, silencieuse. Ils parlaient entre eux, sans m’adresser la parole, comme si je n’étais pas là. Blacky leur dit qu’il en attendait encore deux autres, et distribua des bières en attendant.

Je me suis réfugiée dans les bras de ma copine beurette. Elle me dit qu’elle m’avait assez prévenue, que je n’aurais que ce que je cherchais puisque je n’avais rien fait pour y échapper. Qu’au moins on serait pareilles toutes les deux, que désormais on serait sœurs et égales dans notre soumission aux hommes. J’avais peur de me retrouver seule face à la meute. Je lui ai demandé d’être là, avec moi, au moins pour me soutenir moralement. Djamila me répondit qu’elle n’avait pas le droit. Elle avait reçu l’ordre de disparaître jusqu’au dimanche, et de ne pas oublier de ramener la comptée à Blacky.
Moi, il y avait déjà bien longtemps que je savais ça, tout au fond de moi. Que je n’étais que ça, un vide couilles, un sac à bites, une paillasse uniquement vouée au plaisir des hommes. Je le savais depuis mes treize ans.
véritable viol organisé, voulu pour la briser, pour faire en sorte qu’elle ne puisse plus rien refuser par la suite. La première fois, ça avait été terrible. Elle s’était rebellée, débattue. Ça les avait encore plus excités et ils l’avaient défoncée avec encore plus d’énergie, encore plus longtemps, humiliée, fouettée, jusqu’à ce qu’elle accepte son sort. Elle n’avait plus jamais tenu tête à son mac. Et quand, plus tard, Blacky lui avait signifié qu’il la remettait de nouveau en stage, juste pour tester sa docilité, elle avait accepté sans protester. Cette fois-là, elle s’était contentée d’obéir et de subir stoïquement jusqu’à ce qu’ils décident que c’était suffisant.
Moi, depuis que j’avais connu Djamila et son black, je savais que mon tour viendrait. J’avais eu le temps d’y penser, d’imaginer ce qui m’attendait. J’avais envisagé l’éventualité d’y échapper. C’était facile après tout. Il suffisait de partir et d’échapper à l’emprise de Blacky. Mais je crois qu’au fond de moi je n’avais pas réellement pensé une seconde me dérober. Je savais que c’était mon sort. Je l’acceptais avec fatalisme et curiosité…
Vos réflexions