Vendredi 31 mars
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23:37
J’ai pris l’habitude de retourner régulièrement faire le trottoir en fin de journée. Pas vraiment pour l’argent, non. J’avais un boulot, pas terrible, mais un boulot quand même. Et je n’avais pas l’intention de devenir prostituée professionnelle. Çe qui m’attirait, c’était ce côté sombre, un peu glauque, qui me rappelait mes descentes à la cave. J’aimais me sentir confrontée à ces inconnus qui m’abordaient directement, sans discours inutile, qui m’achetaient mes services pour se servir de moi. Les types trop timides, trop moches, qui ne semblaient pas très bien savoir ce qu’ils voulaient, je me débrouillais pour les dissuader en leur proposant un tarif trop élevé. Ils repartaient comme ils étaient venus, à la recherche d’une autre fille plus abordable. Aux autres, je proposais un tarif dérisoire. L’argent qu’ils me donnaient leur donnait l’impression qu’ils pouvaient tout exiger, puisqu’ils payaient.
Que mes tarifs soient en dessous de ce qui se pratiquait habituellement (des copines de trottoir avec qui j’avais fait connaissance m’avaient mise au courant des habitudes du lieu) leur donnaient le sentiment que j’étais une débutante docile dont ils pourraient se servir comme ils voulaient. Ils ne s’en privaient pas. C’est vrai qu’avec un peu d’argent ils se croyaient tout permis. Ils auraient eu tort de se gêner. Il n’était pas rare que pour le prix d’une simple pipe, ils enfilent leurs doigts brutalement dans ma chatte ou dans mon cul avant de décharger leur sperme dans ma bouche. J’avoue que ça m’excitait assez d’être ainsi traitée comme un objet sexuel.

Je n’ai guère eu le temps de fumer une cigarette qu’un autre type m’abordait pour me demander une pipe. En moins d’une heure, trois hommes m’avaient successivement joui dans la bouche. Un autre encore s’est arrêté auprès de moi. Lui voulait me baiser. Je n’ai pas osé. Et il ne me plaisait pas. Il était gros et moche. Je lui ai demandé 100 euros, il a trouvé que c’était trop cher, il n’a pas insisté.
Puis un soir de printemps, alors que je marchais sur le boulevard en rentrant du boulot, une voiture s’est arrêtée près de moi. La vitre s’est abaissée et un type s’est penché pour me héler. Je croyais qu’il allait me demander un renseignement pour trouver sa route. Je me préparais déjà à lui dire que je connaissais mal le quartier. Mais j’ai entendu un « combien pour une pipe ? ». Je croyais avoir mal compris. Mais le type a insisté : « combien tu prends ? Tu suces sans capote, j’espère ? ».
de temps, il a ouvert sa braguette. Il m’a pris par le cou, m’a rapidement peloté les seins et les cuisses, puis il m’a forcée à se pencher sur son sexe. Je me suis exécutée sans enthousiasme. Sa bite était molle, ce n’était pas très agréable. Puis elle a commencé à durcir, tandis qu’il me flattait la croupe. Ça n’a pas duré longtemps. Il a joui rapidement, me remplissant la bouche d’un goût amer. J’ai tout recraché. Il s’est rapidement essuyé avec un kleenex, a ouvert ma porte sans un mot, me faisant comprendre que je devais descendre. Il a démarré sans tarder, je me suis retrouvée sur le trottoir, la bouche pâteuse, troublée par ce qui venait d’arriver...
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