Dimanche 2 avril
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02
/04
/Avr
15:43
Djamila avait fini par s’enfuir. Elle était montée à Paris pour échapper à son sort. Mais très vite, faute de ressources, elle avait dû se remettre à la prostitution. Sur le trottoir cette fois, à la sauvette. Et bientôt elle était tombée sur un « protecteur », un black qui l’avait prise en main, et alternait avec subtilité tendresse et brutalité.
Il avait su la persuader que c’était parfaitement normal qu’il la batte, que c’était pour son bien, pour lui prouver l’intérêt qu’il lui portait.
Qu’il était naturel qu’une fille soit battue régulièrement pour apprendre l’obéissance à l’homme. Il avait aussi décidé de la mettre « en stage » pour parfaire sa formation et lui faire comprendre qu’une pute devait absolument tout accepter des clients, leur être soumise sans restriction. Djamila avait accepté. Le stage en question avait consisté en un viol collectif avec l’aide de trois autres potes à lui. Pendant vingt-quatre heures, Djamila avait été violée de tous les côtés avec la plus grande brutalité, forcée, giflée, fouettée, insultée, humiliée, rabaissée, puis son black l’avait pris dans ses bras et consolée tendrement. Après ça, Djamila avait abandonné toute forme d’amour-propre. Et son mac n’a pas eu de mal à la renvoyer dare dare sur le trottoir.
Au fond, son histoire n’était pas si éloignée de la mienne. Elle avait été simplement beaucoup plus dure. Plutôt que de se lamenter sur son sort, Djamila avait choisi de rester optimiste et amoureuse de la vie. Le poids des traditions d’Afrique du Nord (elle insistait sur le fait qu’elle n’était pas arabe mais kabyle, mais je ne voyais pas la différence) la portait au fatalisme, à trouver presque normal que les femmes soient soumises aux hommes. C’était la règle de tous temps là-bas. Et après tout, elle ne détestait pas être baisée par tous ceux qui l’exigeaient. Elle m’a avoué avoir appris à prendre même un certain plaisir à l’être rudement, violemment. Tout comme moi, au fond… ça nous rapprochait. Je me sentais de plus en plus proche de Djamila, je la considérait comme ma grande sœur.
Il avait su la persuader que c’était parfaitement normal qu’il la batte, que c’était pour son bien, pour lui prouver l’intérêt qu’il lui portait.
Qu’il était naturel qu’une fille soit battue régulièrement pour apprendre l’obéissance à l’homme. Il avait aussi décidé de la mettre « en stage » pour parfaire sa formation et lui faire comprendre qu’une pute devait absolument tout accepter des clients, leur être soumise sans restriction. Djamila avait accepté. Le stage en question avait consisté en un viol collectif avec l’aide de trois autres potes à lui. Pendant vingt-quatre heures, Djamila avait été violée de tous les côtés avec la plus grande brutalité, forcée, giflée, fouettée, insultée, humiliée, rabaissée, puis son black l’avait pris dans ses bras et consolée tendrement. Après ça, Djamila avait abandonné toute forme d’amour-propre. Et son mac n’a pas eu de mal à la renvoyer dare dare sur le trottoir.
Au fond, son histoire n’était pas si éloignée de la mienne. Elle avait été simplement beaucoup plus dure. Plutôt que de se lamenter sur son sort, Djamila avait choisi de rester optimiste et amoureuse de la vie. Le poids des traditions d’Afrique du Nord (elle insistait sur le fait qu’elle n’était pas arabe mais kabyle, mais je ne voyais pas la différence) la portait au fatalisme, à trouver presque normal que les femmes soient soumises aux hommes. C’était la règle de tous temps là-bas. Et après tout, elle ne détestait pas être baisée par tous ceux qui l’exigeaient. Elle m’a avoué avoir appris à prendre même un certain plaisir à l’être rudement, violemment. Tout comme moi, au fond… ça nous rapprochait. Je me sentais de plus en plus proche de Djamila, je la considérait comme ma grande sœur.
Chaque fois que je venais traîner sur le trottoir du quartier le soir, j’espérais retrouver Djamila. Elle n’était pas toujours là, et me manquait alors terriblement. Soi qu’elle était déjà avec un client, soit qu’elle n’était carrément pas venue. Elle aussi s’efforçait de ne pas trop traîner toujours au même endroit, pour ne pas trop risquer de se faire emballer par les flics. Ça lui était pourtant souvent arrivé, au cours de ses nombreuses années de trottoir. C’était pour elle une routine. Moi, j’essayais de faire en sorte que ça ne m’arrive pas.
bien tenté de se rebeller, mais après quelques douloureuses raclées, elle s’est rapidement soumise à leurs projets qui consistaient à la « commercialiser » sur le port où elle devait satisfaire les marins en bordée. Ça a été une période très dure. Djamila était à l’abattage, enfermée dans un local où défilaient les marins les matelots qui lui passaient dessus à la chaîne. Elle devait subir entre quinze et vingt passes par jour, quelquefois plus.
Les filles qui faisaient le trottoir en professionnelles ne me voyaient pas d’un bon œil. Je leur donnais l’impression de leur faire concurrence. Leur bout de trottoir leur appartenait, et la plupart m’en chassaient en m’injuriant. Je m’en foutais. Je n’avais pas l’intention de m’incruster, au risque de me faire attraper par les flics ou pire encore par les types louches qui traînaient dans le coin en voiture. J’avais vite compris que c’étaient les macs de ces dames, et je n’avais pas envie d’entrer dans leur écurie et de travailler pour eux. Je m’arrangeais pour rester le moins longtemps possible dans un endroit, et je n’y revenais pas avant longtemps. C’était un jeu pour moi et je ne voulais pas que ça dégénère…
Vos réflexions